Nommer le piège de pensée
2 min
Une pensée n'est pas un fait. Lui coller une étiquette, c'est déjà reprendre la main.
Quand le moral flanche, les pensées négatives arrivent avec une assurance déconcertante : elles se présentent comme des faits, pas comme des interprétations. Difficile, dans ces moments, de faire la différence entre « je me sens incapable » et « je suis incapable ». Ce n'est pas un défaut de lucidité : sous stress ou sous fatigue, le cerveau emprunte des raccourcis bien connus, comme le tout-ou-rien ou la catastrophisation, et tout le monde y passe. Nommer le piège de pensée, c'est reprendre un peu de terrain sans se battre contre soi-même : au lieu de discuter le contenu de la pensée, vous identifiez simplement sa forme. Une étiquette suffit souvent à desserrer sa prise.
La pause
Quand une pensée négative arrive, mettez-lui une étiquette (voir les pièges de pensée).
Un exemple
« Là, c'est du tout-ou-rien » ou « là, je catastrophise ».
L'astuce
Pas besoin de la combattre : juste la nommer suffit souvent.
Pourquoi ça marche
Identifier une distorsion crée une défusion cognitive : on cesse de prendre la pensée pour une vérité absolue et on l'observe comme un simple événement mental.
Les bienfaits
- Recul immédiat
- Pensées moins envahissantes
- Moins d'emballement émotionnel
Pour aller plus loin
Bon à savoir
Questions fréquentes
Quels sont les pièges de pensée les plus courants ?
Est-ce que nommer ses pensées négatives suffit à les calmer ?
Que faire si je n'arrive pas à identifier mon piège de pensée ?
Vous n'êtes pas seul·e