Nommer son émotion
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Mettre un mot juste sur ce qu'on ressent suffit déjà à en baisser l'intensité.
Il y a des moments où l'on se sent « mal » sans pouvoir dire précisément quoi : une boule au ventre, une irritation diffuse, un mélange confus qui prend toute la place. C'est très courant, et ce n'est pas un signe que vous vous connaissez mal : une émotion intense brouille justement la capacité à l'analyser. Or tant qu'elle reste floue, elle garde tout son pouvoir. Mettre un mot juste sur ce que vous ressentez, « là, c'est de la peur », « là, c'est de la colère », change déjà la donne : l'émotion devient quelque chose que vous observez, et non plus quelque chose qui vous submerge. Une minute suffit, et l'effet est mesurable dans le cerveau.
La pause
Mettez un mot précis sur ce que vous ressentez : « là, c'est de la tristesse, de la peur, de la colère ».
Un exemple
« Je ressens de l'anxiété, et c'est ok. »
L'astuce
Soyez précis : plus le mot est juste, plus l'effet est fort.
Pourquoi ça marche
Nommer pour apprivoiser (l'affect labeling) : mettre un mot sur une émotion active le cortex préfrontal et calme l'amygdale (le centre de l'alerte). C'est prouvé en imagerie cérébrale.
Les bienfaits
- Baisse de l'intensité émotionnelle
- Recul
- Sentiment de maîtrise
Pour aller plus loin
Bon à savoir
Questions fréquentes
Pourquoi mettre des mots sur ses émotions fait-il du bien ?
Comment savoir ce que je ressens quand tout est confus ?
Est-ce que nommer une émotion risque de la renforcer ?
Vous n'êtes pas seul·e