Pause Feel Good
Me calmer dans l'instant
🌬️ Me calmer dans l'instant

Nommer son émotion

1 min

Mettre un mot juste sur ce qu'on ressent suffit déjà à en baisser l'intensité.

Il y a des moments où l'on se sent « mal » sans pouvoir dire précisément quoi : une boule au ventre, une irritation diffuse, un mélange confus qui prend toute la place. C'est très courant, et ce n'est pas un signe que vous vous connaissez mal : une émotion intense brouille justement la capacité à l'analyser. Or tant qu'elle reste floue, elle garde tout son pouvoir. Mettre un mot juste sur ce que vous ressentez, « là, c'est de la peur », « là, c'est de la colère », change déjà la donne : l'émotion devient quelque chose que vous observez, et non plus quelque chose qui vous submerge. Une minute suffit, et l'effet est mesurable dans le cerveau.

La pause

Mettez un mot précis sur ce que vous ressentez : « là, c'est de la tristesse, de la peur, de la colère ».

Un exemple

« Je ressens de l'anxiété, et c'est ok. »

L'astuce

Soyez précis : plus le mot est juste, plus l'effet est fort.

Pourquoi ça marche

Nommer pour apprivoiser (l'affect labeling) : mettre un mot sur une émotion active le cortex préfrontal et calme l'amygdale (le centre de l'alerte). C'est prouvé en imagerie cérébrale.

Les bienfaits

  • Baisse de l'intensité émotionnelle
  • Recul
  • Sentiment de maîtrise

Pour aller plus loin

Bon à savoir

Questions fréquentes

Pourquoi mettre des mots sur ses émotions fait-il du bien ?
Parce que nommer une émotion en réduit l'intensité : c'est le mécanisme de l'affect labeling, observé en imagerie cérébrale. Poser un mot précis active le cortex préfrontal, la zone de l'analyse, ce qui apaise l'amygdale, le centre d'alarme du cerveau. L'émotion passe alors du statut de brouillard qui vous envahit à celui d'objet que vous observez. Le mot ne supprime pas l'émotion, il vous redonne une place face à elle.
Comment savoir ce que je ressens quand tout est confus ?
Commencez large, avec les quatre grandes familles : tristesse, peur, colère, joie. Demandez-vous laquelle domine, puis affinez vers un mot plus précis : déception, inquiétude, frustration, soulagement. Les sensations du corps donnent aussi des indices : une gorge serrée, une mâchoire tendue ou un ventre noué n'accompagnent pas les mêmes émotions. Et il est tout à fait normal d'en ressentir plusieurs à la fois : nommez-les chacune.
Est-ce que nommer une émotion risque de la renforcer ?
Non, c'est même l'inverse qui est observé : mettre un mot juste sur une émotion en fait baisser l'intensité, alors que la refouler tend à la prolonger. Attention toutefois à ne pas confondre nommer et ressasser : on pose le mot, on l'accueille un instant, puis on revient à ce qu'on faisait. Si vous tournez en boucle en commentant l'émotion sans fin, ce n'est plus du nommage, c'est de la rumination.

Vous n'êtes pas seul·e

Besoin de parler maintenant ?