La distance temporelle
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Ce qui semble énorme aujourd'hui aura souvent fondu dans une semaine.
Sur le moment, certains soucis prennent toute la place : une remarque de travers, un mail maladroit, une erreur devant tout le monde. L'esprit rejoue la scène en boucle et l'émotion, elle, gonfle à chaque passage. C'est un fonctionnement normal : plongé dans la situation, le cerveau la traite comme une urgence, sans hiérarchie ni perspective. La distance temporelle propose une question toute simple pour sortir la tête de l'eau : « est-ce que cela comptera encore dans une semaine, dans un an, dans cinq ans ? ». En une minute, ce petit voyage mental redonne au souci sa taille réelle. Beaucoup d'entre eux ne passent pas l'épreuve du calendrier.
La pause
Demandez-vous : « est-ce que ça aura encore de l'importance dans 5 ans ? »
Un exemple
Une remarque maladroite d'un collègue, sûrement oubliée dans une semaine.
L'astuce
Vous pouvez varier l'échelle : dans 1 mois ? dans 1 an ?
Pourquoi ça marche
Prendre du recul temporel (le self-distancing) diminue l'intensité émotionnelle et active les zones du cerveau liées au raisonnement plutôt qu'à la réaction immédiate.
Les bienfaits
- Dédramatise
- Remet les soucis à leur juste taille
- Réduit la rumination
Pour aller plus loin
Bon à savoir
Questions fréquentes
La question « est-ce que ça comptera dans 5 ans » aide-t-elle vraiment à relativiser ?
Et si la réponse est « oui, ce sera encore important dans 5 ans » ?
Comment relativiser un problème qui semble énorme sur le moment ?
Vous n'êtes pas seul·e